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 Bénédictions au temple, frictions dans l'Eglise - Couples homosexuels protestants 
Couples homosexuels protestants
Bénédictions au temple, frictions dans l'Eglise
 

De la mairie au temple, Alexandra et Claire-Marine ont eu la joie de vivre un mariage "complet", comme une douzaine de couples homosexuels en un an. Le fruit d'une décision de leur Eglise qui a suscité des remous au sein du protestantisme français.

 
 
 
 

Le 17 mai 2015, lors d'un vote des délégués de son synode national à Sète (Hérault), l'Eglise protestante unie de France (EPUdF), qui rassemble luthériens et réformés, donnait son feu vert à la possibilité de bénir des couples gays ou lesbiens.

Deux ans après l'adoption de la loi Taubira ouvrant le mariage civil à deux personnes de même sexe, cette décision a constitué une quasi-première dans le paysage religieux français. Avant l'EPUdF, la principale Eglise protestante en France avec 110.000 membres actifs revendiqués, seule la petite Mission populaire évangélique (MPEF) pratiquait un "geste liturgique" comparable.

Si la mesure a été adoptée à la quasi-unanimité des délégués (94 voix pour, 3 contre), c'est sans doute parce qu'elle avait été pesée au trébuchet: l'EPUdF a laissé libres ses quelque 500 pasteurs de procéder - ou non - à ces bénédictions.

La paroisse luthérienne du Bon Secours, dans le XIe arrondissement de Paris, a ainsi pu accueillir la bénédiction religieuse d'un couple de femmes le 18 juillet, dans la foulée de leur union civile.

Un geste très symbolique

Le pasteur a posé une main sur la tête d'Alexandra, 34 ans, et celle de Claire-Marine, 28 ans, toutes deux agenouillées. Ce n'était pas un sacrement - le mariage n'en est pas un chez les protestants - mais un geste "émouvant, impressionnant, très symbolique", confie Alexandra à l'AFP.

"Il était indispensable pour nous de le faire, ainsi notre mariage est complet: nous sommes reconnues en tant que couple par la société civile comme par notre communauté de croyants", ajoute la jeune femme. Elle se préparait avec sa compagne à cette bénédiction depuis des mois, et se dit heureuse d'avoir vu son union "bénie de façon officielle, pas sous le manteau".

A Nîmes, fief huguenot historique, le pasteur Jean-François Breyne a attendu la décision synodale - qu'il a votée - avant de dire oui à un couple d'hommes voulant s'engager devant Dieu.

Leur bénédiction a eu lieu en septembre, sans signe d'hostilité dans la paroisse, hormis la remarque adressée au pasteur par "une vieille dame à la sortie d'un culte: 'Vraiment, vous avez fait n'importe quoi.'" Les relations avec les évangéliques, très hostiles à des unions homosexuelles qu'ils jugent condamnées par les textes bibliques, ont été nettement plus difficiles. "Je me suis fait traiter de Jézabel, la reine qui trucide les prophètes bibliques, par des collègues évangéliques", raconte le pasteur réformé.

Même l'EPUdF a tangué. Deux Eglises locales l'ont quittée après le vote de Sète. Un courant de personnalités hostiles à cette décision s'est structuré en son sein, Les Attestants, qui réfute toute homophobie. "La bénédiction vaut pour toutes les personnes; mais là il s'agit de bénir une union homosexuelle, qui n'est pas conforme au projet de Dieu", estime le secrétaire de cette association, Christophe Desplanque, pasteur à Agen.

Signe des tensions, la Fédération protestante de France (FPF), qui rassemble des Eglises très diverses, dont l'EPUdF, a même annulé un grand rassemblement envisagé à Lyon pour fêter les 500 ans de la Réforme en 2017. "La communion protestante est blessée", regrette le responsable des Attestants.

Aux arguments bibliques, les défenseurs de la nouvelle bénédiction opposent "l'accueil inconditionnel" des personnes inscrit dans les Evangiles. Et ils dénoncent les "logiques politiques" de leurs détracteurs.

"Dans un contexte de baisse du religieux, certains ont peur que, pour quelques homos, leurs Eglises souffrent de divisions", déplore Elisabeth Saint-Guily, une porte-parole du mouvement homosexuel chrétien David et Jonathan.

Le président de l'EPUdF, Laurent Schlumberger, se veut apaisant. Le week-end dernier lors d'un nouveau synode, à Nancy, il a rappelé que l'accès des femmes au ministère pastoral, il y a un demi-siècle, avait été "très fortement contesté". Cinquante ans plus tard, il est entré dans les moeurs: un pasteur luthéro-réformé sur trois est une femme.

(Source AFP)


 
  
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