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 Décès d'Henry Chapier, journaliste, animateur du Divan et homosexuel discret  - Disparition  
Disparition
Décès d'Henry Chapier, journaliste, animateur du Divan et homosexuel discret
 

Henry Chapier, mort dans la nuit de samedi à dimanche, était journaliste, critique de cinéma, passionné de photo et d'art. Mais pour beaucoup, il restera d'abord comme l'animateur qui a couché sur son divan jaune plus de 300 personnalités lors d'une émission devenue culte.

 
 
 
 

"Le Divan", séances de psychanalyse télévisuelle que François Mitterrand s'amusait, paraît-il, à regarder, était la première émission du genre qu'Henry Chapier, dandy affable à la chevelure blanche, a animée de 1987 à 1994.

De sa voix nasale un brin précieuse, il posait invariablement la question, "quel enfant étiez-vous à 7 ans?", amenant avec bienveillance et délicatesse ses invités, parmi lesquels Jean-Marie Le Pen, Spike Lee, Helmut Newton, Jeanne Moreau ou encore Simone Veil, à jouer le jeu de la confidence médiatisée.

Serge Gainsbourg y a évoqué sa vocation ratée de peintre, le mime Marceau y a parlé de sa judaïté, le psychiatre Claude Olievenstein de son combat pour les jeunes toxicomanes et Jacques Vergès a décortiqué sa défense de Klaus Barbie...

"Je ne suis jamais allé chez le psy", avouait l'homme aux lunettes d'écaille en 2012 sur France 2. "Mais j'ai dans le sang une passion pour les gens, pour leurs secrets".

Enfant unique né à Bucarest en 1933, d'un père français, avocat international, et d'une actrice autrichienne, Henry Chapier a fui son pays natal pour échapper au joug du communisme en 1947. En France, cible de remarques racistes sur ses origines, il s'invente une enfance idéale du côté de La Rochelle, comme il le confessera des années plus tard dans son autobiographie "Version originale" (2012).

Très jeune, il multiplie les lectures, dévore Freud à 13 ans, et vénère Hollywood. L'adolescent voudrait ressembler à Charlton Heston et voue un culte à Liz Taylor avec qui il entretiendra une correspondance.

Journaliste à "Combat"

Après un diplôme de Lettres et d'interprétariat (il parlait sept langues), il commence en 1958 une carrière de critique cinéma et collabore à l'hebdomadaire "Arts" avec François Truffaut et Jean d'Ormesson. En 1959, il entre au journal "Combat" et devient le rédacteur en chef des pages culture. Il en est le chroniqueur cinéma jusqu'à la fermeture du quotidien en 1974.

Il couvre son premier Festival de Cannes en 1960, année où la Palme d'or fut remportée par "La Dolce vita" de Fellini et Jeanne Moreau distinguée pour "Moderato Cantabile". Il entretenait des "liens affectifs" avec les réalisateurs italiens Visconti et Pasolini.

De tempérament engagé, il milite en 1968 avec les représentants de la Nouvelle Vague contre l'étatisation de la Cinémathèque française et le renvoi de son fondateur Henri Langlois. Il suit Philippe Tesson au "Quotidien de Paris" où il a une nouvelle fois la charge des pages culture.

En 1978, il intègre FR3 comme éditorialiste culturel et s'impose comme le Monsieur cinéma de la chaîne. Il la quitte en 1994 et rejoint Radio Nova pour une chronique ciné "Signé Chapier" ainsi que Pink TV.

Homosexuel discret, il participait régulièrement aux gay pride tout en déplorant sur son blog personnel la banalisation des revendications des milieux gays et lesbiens, "minorités jadis remuantes et inventives".

Le journaliste, membre du jury de Cannes en 1996, s'était également essayé à la réalisation. En 1968, il signe un docu-fiction "Un été américain", puis le long-métrage "Sex Power" (1970) et "Amore" en 1974.

Président de la Maison européenne de la Photographie de 1996 à décembre 2017, il avait créé le mois de la photo à Paris et fait de la capitale l'une des métropoles phares de la création photographique contemporaine.

L'émission "Le Divan" a elle retrouvé la télévision ces dernières années, avec dans le rôle du confesseur Marc-Olivier Fogiel.

Rédaction avec AFP

 

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