e-llico.com mobile
 
  
  Actus
 
 
 <I>Je ne suis plus un criminel</I> - Inde / Dépénalisation de l'homosexualité 
Inde / Dépénalisation de l'homosexualité
Je ne suis plus un criminel
 

Sourires et larmes de bonheur ont marqué les célébrations par la communauté LGBT en Inde de la dépénalisation de l'homosexualité dans la deuxième nation la plus peuplée au monde, cap historique pour l'égalité des droits.

 
 
 
 

Que ce soit à Delhi, Bombay, Bangalore ou Calcutta, une même liesse a répondu au très attendu jugement de la Cour suprême indienne. À travers le géant d'Asie du Sud, les participants à de petits rassemblements de la minorité homosexuelle ont manifesté leur joie en agitant des drapeaux arc-en-ciel et en s'effondrant dans les bras les uns des autres.

"Je suis enfin content de pouvoir dire que je ne suis plus un criminel dans ce pays", confie Abhishek Desai, un gay indien venu devant la Cour suprême à Delhi, se décrivant comme "très très exalté".

Dans une décision à l'unanimité, cinq juges de la plus haute instance judiciaire du pays ont considéré qu'un vieil article de loi ne pouvait plus interdire les relations sexuelles entre adultes consentants de même sexe, car enfreignant leurs droits fondamentaux garantis par la Constitution.

"Nous devons dire adieu aux perceptions, stéréotypes et préjudices profondément ancrés dans l'esprit de la société", a déclaré le président de la Cour suprême Dipak Misra, dénonçant une disposition "devenue une arme de harcèlement contre la communauté LGBT".

Selon le code pénal indien, datant de l'ère coloniale britannique et fruit de la morale victorienne, l'homosexualité était sur le papier passible de prison à vie. 

Le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi, conservateur sur les sujets sociétaux, est resté silencieux sur le jugement. Il avait choisi de ne pas se positionner sur la question et de laisser la dépénalisation de l'homosexualité à l'appréciation de la justice.

Si une scène homosexuelle discrète mais vibrante existe dans les grandes villes d'Inde, les rapports sexuels entre hommes ou entre femmes restent toujours très mal vus en Inde.

Au jour-le-jour, la vie pour la communauté LGBT risque de peu changer tant l'homosexualité reste un stigmate dans la société indienne, aux valeurs profondément conservatrices.

Les organisations religieuses, toutes fois confondues, combattaient farouchement cette dépénalisation. "Le jugement ne changera rien sur le terrain. Vous ne pouvez pas changer l'état d'esprit des gens avec le marteau de la loi", a déclaré à l'AFP Pandit Ajay Gautam du groupe radical Hum Hindu.

L'Histoire doit des excuses

"J'applaudis les braves militants, organisations de la société civile et groupes communautaires qui ont bataillé dur et longtemps pour que cette injustice soit réparée", a déclaré dans un communiqué Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA.

Cette décision de la Cour suprême vient conclure un marathon judiciaire aux multiples rebondissements entamé il y a près de vingt ans. La dépénalisation de l'homosexualité avait été prononcée une première fois en Inde en 2009 par la Haute Cour de Delhi, un jugement salué à travers le monde.

Pourtant, en 2013, renversement de situation: la Cour suprême casse cette décision pour des raisons légalistes. Ce retour en arrière cause un grand émoi parmi les défenseurs de la dépénalisation, qui engagent alors de nouveaux recours judiciaires.

La dépénalisation ordonnée jeudi par cette même Cour suprême était largement escomptée par les observateurs.

Sa jurisprudence ces dernières années penchait en effet en sa faveur, avec notamment la reconnaissance d'un troisième genre pour les transgenres et la sanctuarisation du droit à la vie privée.

"C'est la première étape de l'histoire de beaucoup d'autres pays qui ont d'abord dépénalisé les relations homosexuelles, autorisé les unions civiles puis le mariage", estimait lors d'une récente interview Keshav Suri, patron du Lalit Hotel de New Delhi et l'un des principaux plaignants du dossier devant la Cour suprême.

"C'est une longue bataille pour arriver à l'égalité des droits mais je suis sûr que nous y arriverons à la fin", avait-il déclaré. "Je ne veux pas avoir l'air pessimiste mais je ne pense pas que je verrai le mariage gay (en Inde) de mon vivant", a toutefois confié le chorégraphe Mandeep Raikhy, dont les spectacles traitent de l'homosexualité.

Environ 70 États à travers le monde criminalisent encore les actes homosexuels, selon des chiffres de l'Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

Dans son jugement jeudi, l'un des magistrats indiens a estimé que "l'Histoire doit des excuses à cette communauté (LGBT) et à leurs familles, pour le retard à corriger l'ignominie et l'ostracisme dont ils ont souffert à travers les siècles".

(Source AFP)


 
  
  L'Actu
 
 
  
USA / Washington
Vingt ans après, hommage exceptionnel à Matthew Shepard, victime de l'homophobie
 

Il y a vingt ans, un jeune Américain homosexuel succombait après avoir été sauvagement battu et laissé pour mort dans un champ. Le 26 octobre, les cendres de Matthew Shepard seront transférées à la cathédrale de Washington, un hommage exceptionnel à celui qui est devenu un symbole des violences homophobes.
 
 
 
 
  
Droite
Cinq députés Les Républicains se déclarent favorables à la PMA pour toutes
 

Dans une tribune publiée par Le Monde, 5 députés Les Républicains refusent "d'être enfermés dans une posture hostile au progrès" et se déclarent favorables à l'extension de la PMA à toutes les femmes. 
 
 
 
 
  
Sport
La judokate française Amandine Buchard fait son coming out
 

Dans un entretien au journal Le Parisien du 22 octobre, la judokate française Amandine Buchard évoque pour la première fois son homosexualité et de sa vie de couple.
 
 
 
 
  
Stop aux LGBTphobies
Des milliers de manifestants à Paris après une série d'agressions
 

"Stop aux LGBTphobies", pour le droit d'"aimer librement": quelque 3.000 personnes, selon une source policière, se sont rassemblées à Paris dimanche, après une série d'agressions homophobes dans la capitale ces dernières semaines.
 
 
 
 
  
Etats-Unis
Trump projette d'empêcher la reconnaissance officielle des transgenres
 

L'administration Trump envisage de définir très strictement l'identité de genre comme étant liée aux organes sexuels à la naissance, selon une information diffusée dimanche par le New York Times. Cette disposition retirerait de fait aux personnes transgenres la possibilité de se faire reconnaître officiellement.
 
 
 
 
  
Homophobie
Un couple d'hommes frappé lundi à Paris par un chauffeur VTC
 

Deux hommes qui s'embrassaient dans un VTC dans la nuit de dimanche à lundi ont été frappés par leur chauffeur, des faits qui s'inscrivent dans une récente série d'agressions homophobes à Paris, a-t-on appris vendredi de source policière.
 
 
 
 
  
Vatican
Appels pour les femmes et les gays, lors des travaux du synode
 

Des appels en faveur des femmes, des homosexuels ou encore des victimes d'abus sexuels ont été lancés lors des travaux du synode des évêques sur les jeunes, selon leurs compte-rendus publiés samedi par le Vatican.
 
 
 
 
  
Transgenres
Paris Match condamné pour une photo du cadavre de Vanesa Campos
 

L’hebdomadaire Paris Match a été condamné jeudi à Nanterre à 12 000 euros de dommages et intérêts pour avoir publié une photo du corps nu de Vanesa Campos, une prostituée transgenre tuée en août dans le bois de Boulogne.
 
 
 
 
  
Brésil / Présidentielle
La députée trop moche pour être violée craint plus de violences pour les femmes et les gays
 

La députée brésilienne de gauche Maria do Rosario, à laquelle Jair Bolsonaro avait dit qu'elle était "trop moche" pour qu'il la viole, redoute que l'arrivée au pouvoir du candidat d'extrême droite n'entraîne encore plus de violences contre les femmes et les gays.
 
 
 
 
  
Mobilisation
Les associations LGBT appellent à un grand rassemblement contre les agressions homophobes
 

Un rassemblement contre les agressions LGBTphobes est organisée à Paris dimanche prochain par un important collectif d'oragnisations LGBT à la suite des nombreux cas survenus ces derniers mois. 
 
 
   
  e-llico 
   

Voir la version classique du site