e-llico.com mobile
 
  
  Actus
 
 
 La responsable du service adoption suspendue après ses propos sur les homosexuels - Seine-maritime  
Seine-maritime
La responsable du service adoption suspendue après ses propos sur les homosexuels
 

La responsable du service adoption de Seine-maritime a été relevée mercredi de ses fonctions "à titre conservatoire", a annoncé dans un communiqué le conseil départemental, à la suite de propos discriminatoires envers les homosexuels tenus par la fonctionnaire.

 
 
 
 

"Je ne soupçonne nullement la moindre discrimination" de la part du Département, a déclaré de son côté la préfète de Normandie Fabienne Buccio, interrogée mercredi matin par la presse avant l'annonce de cette sanction. 

Elle a jugé "d'un autre temps" ces propos qui ont "entraîné des réactions justifiées". "Il ne faut pas juger l'ensemble d'une collectivité et d'un service sur des déclarations malheureuses", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur les témoignages de couples homosexuels dont a fait état France Bleu laissant entendre que la politique de Département était discriminatoire, Fabienne Buccio a appelé à être "prudent". Sur ce genre de sujet, "il y a toujours des gens pour lesquels le dossier est accepté, d'autres pour lesquels on refuse, avec de bonnes raisons de le faire et derrière cela peut être interprété différemment". Le conseil départemental "a dit ce qu'il fallait", a-t-elle estimé.

Le président du conseil départemental Pascal Martin a de nouveau condamné mercredi "très fermement les propos discriminatoires (de la fonctionnaire ndlr) qui ne reflètent en rien la politique départementale que je conduis". Pascal Martin "réaffirme aux couples et célibataires candidats à l'adoption que le Département agit et agira toujours (...) sans aucune forme de discrimination", dans un communiqué. Il répète avoir "demandé un audit externe du service concerné" mais "redi(t) toute (sa) confiance au personnel départemental".

Dans un entretien accordé à France Bleu Normandie, Pascale Lemare (photo) avait estimé qu'un couple homosexuel correspondait moins aux critères requis pour l'adoption d'un bébé en bonne santé qu'un couple hétérosexuel, provoquant de vives réactions des associations LGBT et la saisine du Défenseur des droits afin d'enquêter sur les pratiques du service de l'adoption du département.

A la question de savoir si c'est "a priori compliqué" pour un couple homosexuel d'obtenir l'adoption d'un "bébé de trois mois qui va bien", Pascale Lemare, alors responsable du service adoption au département de Seine-Maritime, avait répondu "il y aura des parents qui correspondent davantage aux critères requis".

"Et donc pas un couple homosexuel? ", l'interroge la journaliste de France Bleu Normandie. "Ben non", répond Pascale Lemare.

La fonctionnaire affime ensuite que les couples de même sexe sont "un peu atypiques, si on peut dire, par rapport à la norme sociale et à la norme biologique", et que "donc si leur projet supporte des profils d'enfants atypiques (...), si les couples homosexuels ont des attentes ouvertes, ils peuvent très bien adopter un enfant". "Ils ne seront pas prioritaires mais ils ne sont pas du tout exclus de l'adoption", ajoute Pascale Lemare.

Invitée à préciser ce qu'elle entendait par "enfant atypique", la responsable de service a répondu: "des enfants dont personnes ne veut, puisqu'il y a des gens qui ne veulent pas adopter des enfants trop cassés, trop perturbés psychologiquement, trop grands, handicapés. Ces enfants là ont des perturbations qui ne sont pas recherchées par les couples et c'est normal".

Le président UDI de la collectivité, Pascal Martin a "condamné très fermement et sans réserve les propos tenus visant à créer une différence de droits entre les candidates et candidats à l'adoption", dans un communiqué évoquant explicitement cette interview.

"Si les propos (de Mme Lemare ndlr) sont vérifiés, ils sont contraires aux principes de neutralité, d'égalité et de refus des discriminations qui caractérisent la #FonctionPublique. Je les condamne et prends acte de leur condamnation par le président" du conseil départemental, a réagi de son côté sur son compte Twitter le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes Publics, Olivier Dussopt. 

«Aucune discrimination ne saurait être tolérée», a abondé la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité hommes-femmes Marlène Schiappa.

L'Association des familles homoparentales (ADFH) a indiqué qu'elle avait déposé plainte contre Pascale Lemare pour "discrimination en raison de l'orientation sexuelle".

"On ne voit pas d'autres explications. Certains conseils de familles sont tenus par des associations conservatrices, soutiens de La manif pour tous", a expliqué sur LCI Boan Luu, porte-parole Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL).

"Nous sommes scandalisés. On avait déjà entendu des choses à propos de la politique d’adoption du département mais cela restait du domaine de la rumeur, a réagi, de son côté, Géraldine Chambon, membre du centre LGBTI de Normandie. Nous sommes en phase de réflexion quant au déclenchement d’une action en justice". 

(Avec AFP)


 
  
  L'Actu
 
 
  
Saint-Pétersbourg
Un policier russe soupçonné d'avoir pris part au kidnapping d'un survivant de la purge anti-gay tchétchène
 

Une tentative d'enlèvement d'un survivant de la purge anti-gay de Tchétchénie a eu lieu vendredi dernier à Saint-Petersbourg avec la complicité de la police russe.
 
 
 
 
  
Finlande
Le sort des gays tchétchènes illumine le palais présidentiel avant le sommet Trump-Poutine à Helsinki
 

"Le monde entier regarde": une ONG a projeté sur la façade du palais présidentiel à Helsinki, à quelques heures du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, des slogans dénonçant "les atrocités" contre les homosexuels en Tchétchénie.  
 
 
 
 
  
Australie
L'Eglise Unie australienne autorise les mariages religieux entre personnes de même sexe
 

L'Église Unie d'Australie a modifié ses règles pour permettre aux couples de même sexe de se marier dans ses églises. Toutefois, aucun religieux ne sera contraint à cet exercice s'il heurte sa conscience.
 
 
 
 
  
Assemblée nationale
Un député En Marche va déposer une proposition de loi cette semaine pour ouvrir la PMA
 

Un député LREM a décidé de prendre le président de l'Aseemblée nationale au mot et a décidé de déposer une proposition de loi ouvrant la PMA à toutes les femmes. L e député des Deux Sèvres, Guillaume Chiche, a fait cette annonce dans le Journal du dimanche.
 
 
 
 
  
Liban
Une avancée historique pour les droits des homosexuels
 

La cour d’appel du Mont-Liban a dépénalisé l’homosexualité en fin de semaine dernière en décrétant que les relations entre partenaires de même sexe ne constituent pas un crime lorsqu’elles se pratiquent en privé.
 
 
 
 
  
Mondial de foot
L'intervention des Pussy Riot rappelle que la Russie n'est pas un état de droit
 

Les feux de la Coupe du monde éteints, la Russie de Poutine qui s'est offert une vitrine respectable pendant cinq semaines redevient un pays qui ne respecte en rien les droits humains et les les droits des personnes LGBT en particulier. C'est ce qu'ont voulu dénoncer les Pussy Riot avec une action en finale.
 
 
 
 
  
PMA pour toutes
Une mission d'information à l'Assemblée planche à partir de jeudi
 

La mission d'information à l'Assemblée sur la révision des lois de bioéthique démarrera jeudi ses travaux, notamment autour de la PMA.
 
 
 
 
  
Politique / Egalité
Début de mobilisation au sein de la majorité en faveur d'une loi ouvrant la PMA cette année
 

On observe un début de mobilisation au sein de la majorité en faveur du vote d'une loi ouvrant la PMA pour toutes les femmes avant la fin de l'année. Successivement, le chef de file de LREM et le président de l'Assemblée se sont engagés en ce sens à quelques jours d'intervalles. 
 
 
 
 
  
Etats-Unis
L'argent du VIH détourné par l'administration Trump pour financer la détention des enfants migrants
 

L'administration Trump aurait utilisé de l'argent destiné à des programmes de traitement du VIH afin de financer la détention des enfants migrants.
 
 
 
 
  
Portugal
Le parlement portugais autorise le changement de genre sans diagnostic médical, dès 16 ans
 

Les Portugais pourront changer de genre à l'état civil sans faire l'objet d'un diagnostic médical de perturbation de l'identité, et ce à partir de l'âge de 16 ans, selon une loi approuvée jeudi par la majorité de gauche au Parlement.
 
 
   
  e-llico 
   

Voir la version classique du site