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 Les responsables de la mosquée de Beauvais réclament sa réouverture en référé - Islam / Homophobie  
Islam / Homophobie
Les responsables de la mosquée de Beauvais réclament sa réouverture en référé
 

Les responsables de la grande mosquée de Beauvais, temporairement fermée en raison des prêches d'un imam faisant "l'apologie du jihad", ont à nouveau réclamé sa réouverture vendredi devant la justice, assurant avoir "corrigé" les "dysfonctionnements".

 
 
 
 

La décision du tribunal administratif d'Amiens est attendue d'ici lundi soir. "L'intégralité des reproches avancés sont relatifs à l'ancien imam, Eddy Lecocq", dont la mosquée avait "décidé de se séparer" début décembre, "avant même" l'arrêté de fermeture, a lancé l'avocat de l'association gestionnaire, Sefen Guez Guez, lors d'une audience en "référé-liberté".

Une cinquantaine de bénévoles et fidèles étaient présents en soutien. Ce lieu de culte accueillant habituellement 400 fidèles a été fermé pour six mois fin décembre, via un arrêté de la préfète de l'Oise.

Les prêches entre avril et décembre 2021 d'Eddy Lecocq, jeune converti formé en Arabie saoudite, "valorisent le jihad", encouragent les fidèles au "repli identitaire" et appellent "à la haine", notamment des juifs, chrétiens ou homosexuels, était-il précisé dans l'arrêté.

Un premier recours, déposé par l'association "Espoir et Fraternité", avait été rejeté fin décembre. La justice ouvrait toutefois la possibilité pour l'association de demander la réouverture lorsqu'elle aurait "mis en place un dispositif global" pour prévenir de nouveaux "dysfonctionnements".

"Cela fait cinq mois que les mesures correctrices ont été prises", a argué Me Guez Guez, soulignant que la préfecture avait refusé une réouverture en février. "Nous avons le soutien du Conseil français du culte musulman (CFCM)", a affirmé l'avocat, assurant avoir "deux imams" à disposition, "prêts à venir" officier et dont les noms ont été "soumis au ministère de l'Intérieur".

Les fidèles n'ont aujourd'hui "plus de lieu" pour prier, les autres mosquées beauvaisiennes étant trop petites ou pas adaptées, et cette situation porte "une atteinte grave" aux libertés de réunion et de culte, a-t-il plaidé.

"Il n'y a pas juste le problème Eddy Lecocq, il y a le problème de l'adhésion des gestionnaires", l'association ayant "relayé et mis sur ses sites et réseaux sociaux" certains prêches, a répliqué un représentant de la préfète. "L'association adhérait à l'idéologie promue, la propageait, ne la modérait pas", et "nous n'avons pas aujourd'hui" de preuves "qu'elle a changé", a-t-il estimé.

L'association, qui existe depuis 1984, n'avait jusque là "pas posé problème", ont aussi observé les parties. Elle a modifié ses statuts en février, précisant qu'elle "reconnaît les valeurs de la République française".

Rédaction avec AFP


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