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Pologne
L'opposition centriste a ignorť un meeting contre la violence homophobe
 

Trois leaders de partis de gauche polonais ont animé dimanche un rassemblement contre la violence homophobe à Bialystok, mais l'opposition centriste a ignoré ce meeting tenu une semaine après l'attaque d'ultranationalistes contre une Gay Pride dans cette ville du nord-est du pays.

 
 
 
 

Robert Biedron (photo), leader du jeune parti progressiste Wiosna (Printemps), a appelé - paraphrasant une expression célèbre prononcée en 1979 par le pape Jean Paul II - à "changer la face de la Pologne" pour empêcher la répétition d'incidents tels que l'attaque de hooligans contre la marche LGBT, le 20 juillet.

Cette évolution est déjà en cours, a-t-il assuré, confiant que lorsque sa mère avait appris qu'il était gay, elle avait été "très affligée". "Aujourd'hui ma mère est ici avec nous. Elle tient un drapeau arc-en-ciel. Le changement est possible", a ajouté Biedron, acclamé par quelques centaines de manifestants.

Les leaders du petit parti de gauche Razem (Ensemble) Adrian Zandberg et du parti social-démocrate SLD, héritier de l'ancien PC, Wlodzimierz Czarzasty, ont appelé à la solidarité avec les victimes des violences homophobes.

Mais plusieurs manifestants ont déploré, parlant aux journalistes sur place, l'absence des deux principaux partis d'opposition présents au parlement, la Plateforme Civique (PO, centriste) et le PSL (paysan, conservateur), à quelques mois des législatives.

Le PSL a publié dimanche une déclaration expliquant sa décision par des "provocations accompagnant les marches et les manifestations des milieux LGBT qui blessent les sentiments des croyants et servent à profaner des symboles religieux sacrés pour les catholiques".

Il semblait faire allusion à l'apparition sur le web d'annonces proposant la vente, au bénéfice d'une organisation LGBT, de figurines de la Vierge Marie en forme de sexe féminin peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel. Plusieurs plaintes ont été déposées contre leur auteure pour offense aux sentiments religieux.

Dimanche à Bialystok, un petit groupe de contre-manifestants conservateurs a également reproché aux participants au rassemblement de "propager la haine à l'égard de l'Eglise" catholique et d'"exposer des abominations dans l'espace public". Mais l'échange de propos n'a pas dégénéré et la police s'est bornée à le filmer, sans intervenir, selon des images transmises par les médias polonais.

Rédaction avec AFP


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