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 Très courtisé, le tourisme LGBT cherche à sortir des clichés - Enquête  
Enquête
Très courtisé, le tourisme LGBT cherche à sortir des clichés
 

"Notre hôtel est aussi ouvert aux hétéros", souligne en souriant le fondateur d'une prospère chaîne d'hôtels gays, alors qu'au salon du tourisme de Berlin, le tourisme LGBT, en plein essor et courtisé, cherche à élargir ses horizons.

 
 
 
 

"Des hôteliers me demandent encore comment devenir gay friendly et pire s'ils doivent, par exemple, distribuer pour cela des préservatifs", se désole Thomas Bömke, directeur d'un cabinet de conseil spécialisé, Diversity tourism.

"Je leur réponds que pour être gay friendly, ils doivent juste être tolérants et accueillants, comme avec n'importe quelle clientèle, sans être intrusif. Par exemple, c'est apprécié de demander à deux hommes se présentant à la réception s'ils veulent un lit séparé ou double".

Au début des années 1970, le tourisme LGBT était encore un acte militant et symbolique, un phénomène de société: en 1973, le premier tour opérateur gay emmène quelques clients randonner dans le Grand Canyon. En 1983, toujours aux Etats-Unis, une première fédération internationale voit le jour, l'IGLTA, qui 25 ans plus tard est traitée dans les salons professionnels avec tous les égards, en témoigne son vaste stand à l'ITB de Berlin.

L'Organisation mondiale du Tourisme estime dans son rapport de 2016 que les LGBT représentent 5 à 10% des touristes dans le monde, une clientèle qui "voyage plus fréquemment et possède un pouvoir d'achat au-dessus de la moyenne" - un constat confirmé à l'AFP par l'IGLTA.

Effet bulle

"Quand vous habitez une petite ville ou la campagne, pour rencontrer des partenaires ou faire la fête,vous devez aller loin. Quand vous êtes hétéro, vous pouvez aller au club du coin", renchérit Thomas Bömke.

Certaines destinations urbaines sont particulièrement prisés des voyageurs homosexuels depuis des décennies, comme Barcelone et son quartier d'Eixample, rebaptisée "Gaixample" ou celui de Schöneberg à Berlin.

C'est dans ces villes que John Julia développe sa chaîne d'hôtel gay, Axel Hotel, où, explique-t-il, "on peut se sentir libre, respecté, en contact avec la communauté gay locale, et pas jugé si on ramène un partenaire chaque nuit".

Au salon de Berlin, ces destinations n'ont pas besoin de faire leur pub, contrairement à d'autres, plus confidentielles, mais toutes aussi pressées d'accueillir plus de touristes LGBT.

"C'est peu connu, mais la Colombie chez nous est très courue, notamment Bogota qui a une vie nocturne incroyable et de très nombreuses boîtes de nuit gay. Et le reste du pays est magnifique", plaide John Tanzella, président de l'IGLTA.

Mais de plus en plus, ajoute-t-il, la communauté cherche la formule idéale, qui consiste à "voyager en toute sécurité mais en échappant à l'effet bulle".

En terre hostile

Des stages de surf au Brésil aux visites guidées de la scène start-up de Tel-Aviv, en passant par les retraites de yoga en Thaïlande, les tours opérateurs multiplient l'éventail des destinations labellisées LGBT friendly.

Selon une étude de Community Marketing en 2015, les critères de destinations de vacances pour les voyageurs LGBT sont avant tout la qualité, le prix et la localisation, comme pour les touristes hétérosexuels. Quant aux familles LGBT, elles recherchent avant tout un hôtel adapté aux enfants.

L'offre ciblée qui décolle le plus est, selon les professionnels réunis à Berlin, celle du mariage et des lunes de miel: la Californie tente par exemple d'attirer les futurs mariés à travers des campagnes de promotion, consciente des recettes fiscales que peuvent générer ces unions.

Mais derrière le florissant développement du tourisme LGBT, les professionnels du secteur revendiquent aussi au salon de Berlin une démarche militante, notamment dans tous les pays où ils ne se sentent pas le bienvenus en tant qu'homosexuels, bi ou transgenre.

La fédération internationale du tourisme gay et lesbien sponsorise ainsi les plus petites gays prides - "celles qui n'attirent qu'une centaine de personnes" - et a lancé une fondation pour soutenir les initiatives locales dans les pays les moins accueillants.

"Par exemple en Ouganda, nous avons un partenaire local, très courageux, qui tente d'organiser des tours LGBT... Certes c'est l'un des Etats les plus homophobes au monde, mais nous aussi on veut voir les gorilles", plaisante, amer, John Tanzella.

(Source AFP)


 
  
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